ASSE : Eirik Horneland explique ce qu’il reproche à son équipe

Eirik Horneland, agacé sur le banc de l’ASSE lors de la rencontre face à Nancy.

L’AS Saint-Étienne affrontait l’AS Nancy Lorraine ce samedi, les Verts se sont imposés (2–1) et, avec elle, sa deuxième place au classement. Pourtant, malgré le résultat et le souffle de soulagement qui a parcouru Geoffroy-Guichard, Eirik Horneland ne s’est pas montré satisfait. Au contraire : le coach stéphanois a livré une analyse sévère, pointant une nouvelle fois des manques récurrents dans l’attitude et la rigueur de son équipe.

Une première heure cohérente… puis un relâchement coupable

Après une entame empruntée, les Verts avaient pourtant trouvé le moyen de débloquer la rencontre grâce à Irvin Cardona, clinique après un appel dans le dos de la défense. Dans la foulée, le penalty transformé par Tardieu offrait même un matelas rassurant à l’ASSE, qui menait 2–0 et semblait avoir fait le plus dur.

Cependant, au lieu de capitaliser sur cet avantage, les Stéphanois se sont progressivement éteints. Les pertes de balle se sont multipliées, les transitions offensives sont devenues moins tranchantes et les initiatives se sont raréfiées. Ainsi, lorsqu’une main de Bernauer offrait un penalty logique à Nancy, Bokangu ramenait son équipe dans le match et plongeait de nouveau Geoffroy-Guichard dans le doute.

La fin de rencontre, rythmée par des imprécisions techniques, des ballons rendus trop vite et plusieurs situations litigieuses dans la surface, a illustré ce que le coach craint depuis plusieurs semaines : un manque de continuité dans l’effort, capable à tout moment de fragiliser l’ensemble du travail.

Horneland, agacé malgré la victoire

En zone mixte, Eirik Horneland n’a pas cherché à sauver les apparences. Malgré la victoire, le Norvégien est apparu contrarié par le manque de constance de son équipe. Il a d’abord reconnu l’importance du premier but, avant de pointer ce qu’il considère comme une forme de relâchement coupable :

À l’écoute, le coach n’a laissé aucune ambiguïté : « À 2–1, il y a toujours un risque que l’adversaire revienne. Je suis content qu’on ait marqué rapidement, mais j’aurais aimé qu’on poursuive dans cette dynamique. À 2–0, j’aurais voulu qu’on insiste davantage. »

Ce qu’il reproche à ses joueurs va au-delà de simples erreurs techniques. Pour lui, l’ASSE s’est mise en danger toute seule : « Après les deux premiers buts, nous n’avons pas été sérieux, ni tactiquement ni individuellement. On n’a pas été au niveau, et j’en suis déçu. Plutôt que de continuer à jouer juste, on s’est arrêtés. On a donné de l’espoir à Nancy et on s’est exposés en concédant ce penalty. »

Horneland, visiblement préoccupé, a élargi son analyse à l’état d’esprit général. Une culture de l’exigence qui peine, selon lui, à s’installer. « Il faut créer une culture de la gagne. Ce soir, à 2–0, au lieu de se faciliter le match, on s’est relâchés. Aller chercher plus de buts, c’est une question de rigueur, d’intensité et de concentration, dans un bon comme dans un mauvais jour. »

Une manière de rappeler que, malgré le succès, le chemin reste long pour une ASSE encore trop irrégulière dans ses temps forts… comme dans ses temps faibles.

Pour le coach, ce match n’est pas une exception mais la répétition de travers déjà observés : l’ASSE ne tue pas ses rencontres, s’expose inutilement et manque de maturité collective dans la gestion des temps faibles. Horneland le répète depuis plusieurs semaines : l’équipe joue par séquences et peine à maintenir un standard élevé sur 90 minutes.

Si la victoire offre un répit et une embellie comptable, elle ne masque pas les chantiers qui attendent encore l’équipe. Et le message du coach est clair : sans montée en exigence, cette équipe pourrait vite se heurter à ses propres limites.


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Walack Pier Paolo ⎜Content Manager
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