Jean-Michel Aulas, ancien président de l’Olympique Lyonnais, présente officiellement sa campagne pour les primaires municipales de 2026 à Lyon, sous la bannière du mouvement “Cœur Lyonnais”.
À cinq mois des municipales lyonnaises, le football s’invite dans la campagne. Une bâche géante à l’effigie de Jean-Michel Aulas et Bernard Lacombe, déployée quai Claude-Bernard dans le 7e arondissement, affiche un message provocateur : « À Lyon, seule la pelouse de Gerland est verte… Et on marche dessus ! » Un slogan mêlant ironie sportive et pique politique, qui relance la rivalité entre Lyon et Saint-Étienne tout en soulignant la place grandissante des symboles visuels dans la bataille électorale.
À Lyon, une affiche détourne les symboles du football
Les élections municipales de 2026 ne sont encore qu’à l’horizon, mais à Lyon, la campagne semble déjà lancée sur un ton aussi visuel que symbolique. À cinq mois du scrutin prévu pour les 15 et 22 mars 2026, la scène politique lyonnaise s’est enflammée après l’apparition d’une affiche géante représentant Jean-Michel Aulas et Bernard Lacombe, deux figures historiques de l’Olympique Lyonnais.
Dans la nuit de dimanche à lundi, une bâche a été déployée sur des échafaudages quai Claude-Bernard, dans le 7ᵉ arrondissement. Sur fond de lion héraldique, symbole de la ville, un slogan frappant :
« À Lyon, seule la pelouse de Gerland est verte… Et on marche dessus ! »
La formule, percutante, s’est rapidement répandue sur les réseaux sociaux, déclenchant un tourbillon politique et médiatique. Le message joue sur deux registres : la pique adressée aux Écologistes, menés par le maire sortant Grégory Doucet, et la référence footballistique à la couleur verte, emblématique de l’éternel rival de l’OL, l’AS Saint-Étienne.
Les écologistes dénoncent une infraction
En pleine pré-campagne, le geste ne pouvait passer inaperçu. Cette bâche XXL, visible de loin sur les quais du Rhône, s’inscrit dans une communication de terrain où les symboles locaux deviennent des arguments électoraux. Car le football, à Lyon, est bien plus qu’un sport : il incarne une identité populaire, une fierté et un marqueur culturel.
Pour les Écologistes Lyon, la manœuvre a rapidement pris une tournure juridique. Dans un communiqué officiel, le parti a dénoncé un affichage « illégal au regard du règlement local de publicité » et a annoncé la saisine de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, afin de faire la lumière sur les conditions de production et d’installation de cette bâche.
Cœur Lyonnais nie tout lien avec la bâche
Face à la polémique, l’équipe de campagne de Jean-Michel Aulas et le collectif Génération Aulas ont tenu à se dissocier de l’opération. Les représentants du mouvement ont affirmé : « Jean-Michel Aulas et ses équipes n’ont strictement rien à voir avec cet affichage. Ils n’en sont ni les auteurs, ni les initiateurs, ni les complices. » propos retranscrits par nos confrères du Progrès.
Même ton du côté de Lyon Mag, où un proche du collectif a déclaré : « Je suis incapable de vous dire qui a mis ça en place. Ce n’est ni nous, ni une personne de l’équipe de campagne. »
Des propos clairs, qui visent à désamorcer toute récupération politique directe. Néanmoins, l’image a déjà fait le tour des réseaux et cristallisé une partie du débat autour de la figure d’Aulas, désormais candidat déclaré à la mairie de Lyon sous l’étiquette Cœur Lyonnais, mouvement positionné au centre droit.
Entre dérision, provocation et communication, cette affiche géante aura réussi un coup de maître : raviver la flamme du duel Lyon–Saint-Étienne, là où se mêlent sport, politique et culture populaire.
À quelques mois du scrutin, une chose est sûre : la campagne lyonnaise ne se jouera pas uniquement dans les urnes, mais aussi sur le terrain.
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