Les Verts à l’échauffement sur la pelouse de la Mosson avant le coup d’envoi de la 9ᵉ journée de championnat face à Montpellier.
Mission accomplie pour l’ASSE. En déplacement à La Mosson, les Verts ont parfaitement réagi après leur revers face à Guingamp. Portés par un Giorgi Davitashvili étincelant, auteur d’un doublé, les hommes d’Eirik Horneland se sont imposés avec autorité (0-2) face à Montpellier. Un succès plein de maîtrise qui leur permet de rejoindre Troyes en tête du classement avant la trêve internationale.
Finir sur une bonne note à la Mosson
Avant la trêve internationale, l’AS Saint-Étienne se rendait à Montpellier avec l’objectif de rebondir après sa défaite contre Guingamp (0-1). Eirik Horneland avait insisté toute la semaine sur la nécessité de « finir sur une bonne note » pour rester dans le sillage du duo de tête.
Privés de Maxime Bernauer, suspendu trois matchs, les Verts ont dû revoir leurs plans défensifs. João Ferreira retrouvait le côté droit, tandis que Miladinovic reprenait place dans l’entrejeu, préféré à Moueffek. Devant, le trio Boakye – Stassin – Davitashvili était reconduit, avec la mission de retrouver son efficacité avant la pause d’octobre.
Malgré les incertitudes autour de Tardieu et Boakye, tous deux malades en début de semaine, le groupe stéphanois affichait un état d’esprit conquérant. En face, le MHSC de Zoumana Camara misait sur la continuité, seul Mincarelli remplaçant Sainte-Luce dans une équipe quasiment inchangée après la victoire à Laval (0-1).
Dans l’air doux de La Mosson, l’affiche avait des airs de Ligue 1 entre deux équipes désireuses de se relancer avant de souffler.
Les Verts réagissent avec autorité à La Mosson
Sous le soleil de La Mosson, Montpellier et Saint-Étienne lançaient la 9ᵉ journée de Ligue 2 dans une atmosphère à la fois engagée et symbolique, les Héraultais évoluant en rose pour Octobre Rose. Le ton était donné dès la première minute, lorsque Nicolas Pays trouvait le montant de Larsonneur, avertissant des intentions montpelliéraines. Mais les Verts, piqués dans leur orgueil après la défaite face à Guingamp, n’allaient pas tarder à répliquer.
À peine deux minutes plus tard, Lucas Stassin lançait Giorgi Davitashvili d’un extérieur du pied inspiré. Le Géorgien, en pleine forme, s’infiltrait dans la surface et ajustait Ngapandouetnbu d’un tir précis entre les jambes. L’ASSE frappait d’entrée et prenait le contrôle du match. Malgré la pression montpelliéraine et deux montants touchés par Pays puis Mendy, les hommes d’Eirik Horneland faisaient preuve d’un réalisme redoutable. Sur une action collective menée tambour battant, Annan centrait fort et Davitashvili surgissait pour conclure du droit sous la barre, signant un doublé en vingt minutes.
Montpellier, mené mais loin d’être résigné, poussait avant la pause, Savanier et Mbuku cherchant la faille sur coups de pied arrêtés. Larsonneur, vigilant, veillait sur sa cage. Les duels se faisaient plus rugueux et les cartons tombaient des deux côtés, sans altérer la solidité stéphanoise. À la pause, les Verts regagnaient les vestiaires avec deux buts d’avance, bâtis sur leur efficacité et la justesse technique d’un Davitashvili étincelant.
Au retour des vestiaires, les Montpelliérains tentaient de relancer le suspense. Savanier, encore lui, obligeait Larsonneur à une superbe parade sur coup franc, avant que Mendy ne bute sur le portier stéphanois dans un face-à-face décisif. Malgré quelques minutes de flottement et des fautes à répétition, l’ASSE ne craquait pas. Tardieu, d’une frappe lointaine, frôlait même le 0-3.
Les changements opérés par Horneland – Moueffek, Old et Duffus notamment – apportaient un peu de fraîcheur dans une fin de match tendue, où Montpellier jetait ses dernières forces. Mais ni Orakpo ni Fayad ne parvenaient à tromper une défense stéphanoise bien en place. Larsonneur, encore solide dans ses interventions, finissait de dégoûter les attaquants héraultais.
Au terme d’un match sérieux et maîtrisé, l’ASSE s’imposait 0-2 à La Mosson, signant sa sixième victoire de la saison, la quatrième à l’extérieur. Plus que les trois points, c’est la manière qui rassurait : une équipe concentrée, disciplinée et capable de faire la différence dans les moments clés. De quoi rejoindre Troyes en tête du classement et aborder la trêve internationale avec le sentiment du devoir accompli.
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