Le barrage aller pour l’accession à la Ligue 1 s’est soldé par un score nul et vierge ce mardi 26 mai 2026 entre l’AS Saint-Étienne et l’OGC Nice. Si le contenu sportif a été unanimement critiqué pour sa pauvreté technique, la prestation du public stéphanois a fait l’objet d’un concert de louanges dans l’ensemble des médias français et étrangers.
LA FERVEUR STÉPHANOISE SALUÉE PARTOUT EN FRANCE
Du côté de la presse écrite, Le Parisien dresse « une partie où l’essentiel de l’action aura eu lieu en tribune, dans un chaudron stéphanois chauffé à blanc à l’idée de voir les Verts remonter dans l’élite. » Le quotidien souligne également la faiblesse du spectacle proposé : « Sur le terrain malheureusement, ça a été plutôt triste : 11 tirs au total et… pas un seul cadré entre les deux équipes. »
Même tonalité dans L’Équipe, qui estime que « si le niveau technique ne s’est pas rehaussé, plusieurs timides initiatives ont fait vrombir un Geoffroy-Guichard chaud bouillant. » Le quotidien rappelle également que « la manche retour, dans une Allianz Riviera à huis clos après les incidents lors de la 34e journée face à Metz le 17 mai, bien loin de l’incandescent Chaudron, aura lieu vendredi. »
Le Figaro résume de son côté : « Du suspense. À défaut de spectacle. » Le quotidien estime lui aussi que « l’énorme enjeu de la rencontre a clairement pris le pas sur le jeu, malgré un Geoffroy-Guichard des très grands soirs en termes d’ambiance. »
Pour RTL, « portés par un stade plein et une ambiance bouillante, les Stéphanois, troisièmes de Ligue 2, ont tenté de mettre du rythme, sans parvenir à se montrer vraiment dangereux, faute de précision technique. »
Le magazine So Foot insiste lui aussi sur le contraste entre les tribunes et le terrain : « Geoffroy-Guichard n’attendait que ça : vivre un premier round fou pour une place en Ligue 1. Pour ce barrage aller d’accession à l’élite contre l’OGC Nice, les 39 772 spectateurs du stade de l’ASSE ont répondu présents de la première à la dernière minute en mettant une ambiance folle. Tout l’inverse des joueurs de deux équipes apeurés et auteurs d’un match ennuyant à souhait qui s’est conclu sur un score nul et vierge. L’ivresse attendra. »
Même constat pour Football 365 : « Le Chaudron était en feu ce mardi soir. Sur le terrain, en revanche, les deux équipes ont soigneusement évité de prendre le moindre risque. » Le média ajoute : « Geoffroy-Guichard avait revêtu ses plus beaux habits. Pour ce barrage aller entre Ligue 1 et Ligue 2, le Chaudron a offert une atmosphère électrique, celle des grands soirs, avec un public qui a poussé les Stéphanois du premier au dernier souffle. Le cadre était posé pour une soirée mémorable. Malheureusement, les acteurs principaux n’ont pas tout à fait suivi le scénario attendu, et les quatre-vingt-dix minutes se sont achevées sur un 0-0 sans la moindre occasion franche des deux côtés. »
Onze Mondial souligne également que « dans l’arène bouillante de Geoffroy-Guichard, le score de parité (0-0) reflète une rencontre verrouillée où l’enjeu a clairement pris le pas sur le jeu. Si les deux équipes restent en vie, l’incertitude est totale avant le match retour décisif à l’Allianz Riviera. »
L’Est Républicain conclut enfin en évoquant lui aussi « un Chaudron à guichets fermés et en ébullition », où « les Verts, troisièmes de Ligue 2, ont tenté d’emballer la partie, mais sans pouvoir se créer de réelles occasions, pénalisés par leur manque de justesse technique. » Le quotidien souligne que « seuls en seconde période, Zuriko Davitashvili (58e) ou encore Augustine Boakye (61e), sur des tentatives lointaines et non cadrées, ont été plus ou moins dangereux pour l’ASSE. »
RMC : DANIEL RIOLO ENCENSE L’IMAGE DU CHAUDRON FACE À LA « TROUILLE » DES JOUEURS
Mardi soir, sur l’antenne de RMC, l’analyse du match a pris une tournure singulière dans l’After Foot. Le consultant Daniel Riolo n’a pas épargné les vingt-deux acteurs, fustigeant un enjeu qui a paralysé le jeu : « Le niveau technique de ce match, c’était catastrophique. Le bilan de zéro frappe cadrée, j’ai l’impression que c’est juste parce qu’ils ne sont pas capables. Est-ce que cela s’explique par la trouille ? Probablement que ça l’explique un petit peu. »
Face à ce qu’il qualifie de déchet technique “affligeant”, il a en revanche tenu à souligner l’incroyable rendu télévisuel offert par l’enceinte stéphanoise : « Le seul truc qui m’a plu, ça faisait très longtemps que je n’avais pas vu un match à Geoffroy-Guichard et ça fait du bien de rappeler des fois que c’est un super stade. L’éclairage, l’image, le grain lorsque tu regardes un match à Geoffroy-Guichard, c’est très beau. »
LA RÉACTION NIÇOISE ET L’ÉCHO HORS DE NOS FRONTIÈRES
La presse niçoise insiste de son côté sur le contraste saisissant entre l’atmosphère exceptionnelle de Geoffroy-Guichard et la pauvreté du spectacle proposé sur le terrain. Nice-Matin écrit ainsi : « Dans ce match (de) nul(s), le meilleur a sans aucun doute été le public de Geoffroy-Guichard, médicament ultra-efficace pour supporter le niveau technique affligeant de la rencontre. Vacarme et ferveur, tout ce sur quoi l’OGC Nice ne pourra pas compter vendredi à l’Allianz pour un barrage retour à huis clos qui s’annonce déjà morose. »
Au micro de Ligue 1+, Morgan Sanson a qualifié l’ambiance de Geoffroy-Guichard d’« hyper chaude ». Le milieu de terrain des Aiglons ne cachait d’ailleurs pas sa satisfaction de repartir du Forez avec un match nul avant le retour prévu vendredi à domicile : « Vu le contexte et l’ambiance hyper chaude qu’il y avait… »
À l’étranger, la rencontre était également suivie en raison du prestige historique des deux clubs. Repris notamment par les portails européens de Flashscore en Italie et en Espagne, le résultat a été résumé très factuellement : « Tout se jouera au retour : Saint-Etienne et Nice dos à dos dans le barrage aller de Ligue 1. »
La version britannique de Flashscore ajoute : « Cette rencontre ne laissera pas un souvenir impérissable, et les hommes de Philippe Montanier pourraient regretter de ne pas avoir davantage profité du soutien de leur public bouillant pour aller chercher la victoire, avant un match retour qui s’annonce particulièrement tendu dans trois jours. »
Au terme d’un barrage aller extrêmement fermé, l’ASSE et Nice se sont quittés sur un match nul sans but (0-0), laissant le suspense entier avant la manche retour à l’Allianz Riviera. Dans une rencontre marquée par la prudence, la tension et les duels tactiques, aucune des deux équipes n’est parvenue à cadrer le moindre tir en 90 minutes.
Les statistiques offensives traduisent d’ailleurs parfaitement la physionomie de cette première manche. Selon les données d’Opta Jean, ce barrage aller entre l’ASSE et Nice a enregistré la plus faible valeur cumulée d’Expected Goals de toute la saison en Ligue 1 et Ligue 2 confondues, barrages inclus, avec seulement 0,41 xG sur l’ensemble de la rencontre.
Si les Verts ont largement remporté la bataille des tribunes dans un Geoffroy-Guichard incandescent, le verdict final se jouera désormais dimanche soir à Nice, dans une atmosphère bien différente de celle du Chaudron.
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