Irvin Cardona et Lucas Stassin célèbrent le but de l’attaquant belge face à Clermont.
Longtemps freiné par des pépins physiques aux ischios puis à la cheville, l’attaquant belge a su revenir plus fort sous la houlette d’Eirik Horneland. Travail, patience et confiance retrouvée ont conduit à sa nomination pour le Trophée UNFP du joueur du mois de septembre, symbole d’une résilience exemplaire.
Une blessure aux ischios qui a stoppé son élan
Avant de retrouver les filets et la lumière, Lucas Stassin a connu des semaines bien plus difficiles. Le jeune avant-centre belge, aujourd’hui nommé pour le Trophée UNFP du joueur du mois de septembre, revient de loin.
Au printemps dernier, il avait été stoppé net par une blessure musculaire aux ischios-jambiers, qui l’avait tenu éloigné des terrains pendant plusieurs semaines. Une tuile survenue en pleine dynamique, juste après son fantastique doublé contre Lyon. Résultat : trois matchs manqués en Ligue 1, trois rendez-vous cruciaux dans la lutte pour le maintien que Stassin avait dû laisser à ses coéquipiers.
Mais c’est surtout durant l’intersaison que les choses se sont compliquées. L’attaquant a dû subir une intervention chirurgicale à la cheville afin de retirer une plaque métallique posée plusieurs mois plus tôt, à la suite d’une blessure ancienne. Une opération bénigne sur le papier, mais délicate dans sa gestion, qui a repoussé son retour et perturbé sa préparation estivale.
Pendant que ses coéquipiers lançaient la nouvelle saison de Ligue 2, Stassin, lui, réapprenait la patience. Entre soins, séances de renforcement et travail individualisé, il s’est accroché jour après jour pour retrouver son meilleur niveau. Un long chemin vers le retour, marqué par la persévérance et la force de caractère d’un joueur désormais récompensé par ses performances.
Horneland a su relancer son buteur belge avec méthode
Le renouveau de Lucas Stassin ne doit rien au hasard. Sous la houlette d’Eirik Horneland, l’attaquant belge a d’abord retrouvé du rythme, puis, petit à petit, la confiance. Le staff stéphanois l’a accompagné avec patience, puis Horneland lui a redonné du temps de jeu, avant de le réinstaller durablement dans le onze de départ. Peu à peu, Stassin a renoué avec son instinct de buteur.
En septembre, tout s’est enclenché. Les buts ont suivi, les passes décisives aussi, portées par un volume de jeu en constante progression. Surtout, Stassin a retrouvé ce qui faisait sa force avant sa blessure : cette mobilité intelligente, cette disponibilité permanente et ce sens du placement chirurgical qui le rendent si difficile à marquer.
Eirik Horneland ne cachait d’ailleurs pas son admiration pour la progression de son joueur. Après la victoire face à Clermont, le coach norvégien confiait en zone mixte, avec la sincérité d’un entraîneur fier de son attaquant :
« C’est un top joueur, c’est pour cette raison que nous avons tout fait pour le conserver. L’été n’a pas été simple pour lui : il a été blessé dès la reprise et a dû composer avec de nombreuses sollicitations extérieures. Ça lui a coûté de la concentration pendant plusieurs semaines. Mais désormais, le mercato est terminé ! »
L’entente développée par Lucas Stassin avec ses coéquipiers a complètement transformé le visage de l’attaque stéphanoise. Ensemble, ils ont apporté plus de vitesse, de justesse et une véritable complémentarité sur le plan offensif. Dans le même temps, son implication défensive a confirmé sa transformation en joueur complet. Loin du jeune espoir encore jugé tendre il y a quelques mois, Lucas Stassin s’impose désormais comme un attaquant mature, travailleur et influent : un leader en devenir, déjà moteur d’un collectif qui avance à son image : déterminé et ambitieux.
Une nomination comme symbole de résilience
La nomination de Lucas Stassin parmi les finalistes du Trophée UNFP du joueur du mois de septembre en Ligue 2, aux côtés de Jaurès Assoumou (Troyes) et Tawfik Bentayeb (Dunkerque), a des allures de revanche. Mais c’est surtout une belle reconnaissance pour un joueur qui a su transformer la douleur en moteur. Derrière le buteur, il y a l’homme. Celui qui a douté, puis persévéré. Celui qui, malgré les blessures et les épreuves, a su retrouver sa voie par le travail et la patience.
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