Là où Eirik Horneland avait installé sa méthode très personnelle, Ian Cathro a rapidement imposé une approche différente à Saint-Étienne. Le technicien norvégien avait notamment été critiqué pour la rigidité de certaines séances, largement tournées vers l’intensité, le rythme, le jeu court, la maîtrise des petits espaces et la qualité de la relance. Les joueurs stéphanois étaient alors relativement peu exposés à l’analyse vidéo des équipes qu’ils allaient affronter, même si le staff et les analystes travaillaient évidemment sur le sujet.
Depuis son arrivée, Ian Cathro privilégie des séances plus variées et parfois plus ludiques. Avant le déplacement à Metz, les joueurs avaient par exemple enchaîné un exercice de passes avec trois types de ballons différents : football, tennis et rugby. Une approche qui n’empêche pas le technicien écossais d’accorder une place importante à l’étude de l’adversaire. Observer les habitudes des joueurs, identifier les principes tactiques d’une équipe et anticiper les décisions du banc adverse font ainsi partie intégrante de la préparation des matchs.
Avant la réception de Rodez, Cathro a détaillé en conférence de presse une autre méthode du travail mené par son staff : l’analyse des entraîneurs qu’il affronte en Ligue 2. L’objectif est de mieux comprendre leurs choix, leurs réactions et les ajustements qu’ils pourraient apporter au cours d’une rencontre.
Une préparation de match qui passe aussi par l’analyse du coach adverse
« Je pense qu’aujourd’hui, tout le monde travaille de cette manière. Évidemment, nous analysons nos adversaires et les caractéristiques de leurs joueurs, mais nous cherchons aussi à comprendre leur entraîneur, notamment les décisions qu’il a l’habitude de prendre et la manière dont il réagit dans différentes situations.
Lorsqu’un entraîneur vient d’arriver dans un club, nous pouvons par exemple étudier ce qu’il faisait dans ses précédentes équipes pour essayer d’anticiper certains de ses choix. Nous cherchons notamment à savoir s’il a tendance à modifier son organisation lorsqu’il affronte une équipe plus forte ou plus faible, ou s’il préfère rester fidèle à ses principes et conserver une certaine continuité dans ses décisions.
Je pense que c’est quelque chose de tout à fait normal et que cela fait partie de notre métier. C’est aussi pour cette raison que je ne peux pas effectuer tout ce travail seul. Nous sommes plusieurs au sein du staff à analyser ces différents éléments et à confronter nos observations pour essayer de prendre les meilleures décisions possibles. »
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