Son arrivée à Saint-Étienne avait commencé par une parole donnée à Christophe Galtier. Deux ans plus tard, le départ de Nolan Roux se joue dans un contexte bien différent. Après les soirées européennes, les souvenirs d’un vestiaire qu’il décrit comme une véritable bande de copains, puis cette mise à l’écart durant laquelle il raconte avoir attendu en vain une réaction de Loïc Perrin, capitaine de l’ASSE, l’attaquant ne se voit plus poursuivre l’aventure stéphanoise.
Le départ de Christophe Galtier ne suffit pas à le faire changer d’avis. Invité de la chaîne YouTube « Addict au foot », Roux raconte comment il négocie alors directement avec Roland Romeyer pour quitter l’ASSE et rejoindre Metz, allant jusqu’à discuter lui-même du montant réclamé pour son transfert.
Quand Roux discute lui-même du prix de son transfert
« Je vois Roland Romeyer et il me dit : “Bon, voilà, le coach est parti. Il te reste un an de contrat, tu restes.” Je lui réponds : “Je ne reste plus. J’ai passé deux mois enfermé à la maison sans m’entraîner, je ne reste plus.” Si je reste après avoir vécu quelque chose comme ça, je vais broyer du noir et je sais que je ne serai pas à 100 %.
Il me dit alors : “Si tu pars, c’est pour quatre millions.” Je lui réponds : “Non, parce que moi, je n’ai pas parlé.” Pendant toute cette période, je n’avais jamais rien dit dans la presse alors que j’aurais pu le faire. On m’appelait pour me demander pourquoi j’avais été écarté, mais je n’ai jamais parlé parce que ça ne regardait personne. En revanche, je m’en suis servi au moment de partir à Metz. Je lui ai dit : “Je pars, mais il n’y a pas de quatre millions. C’est zéro.” Il me répond : “Ce n’est pas possible.” Je lui dis : “Si. Je n’ai jamais parlé, je n’ai jamais rien dit.” Il me répond : “C’est vrai que tu as été gentil.” Alors je lui dis : “Voilà, donc je m’en vais pour rien.”
Quand Metz a appelé, on m’a finalement dit que le président demandait trois millions. À ce moment-là, j’étais en train de faire une machine à laver. J’ai dit : “Bougez pas”, et j’ai appelé directement. Je lui demande : “On fait comment ?” Et là, il me répond : “Non, Nolan, tu fais ça… 500 000.” Je lui dis en rigolant : “Je ne suis pas vendeur de tapis, moi ! Vous parlez de moi quand même. D’un coup, je vaux quatre millions et, d’un coup, je n’en vaux plus que 500 000. Je ne suis pas un chiffon !” Je le prenais avec le sourire parce qu’à ce moment-là, je savais comment ça fonctionnait. Et finalement, je pars à Metz. »
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