Deux buts d’avance perdus à Metz, puis un avantage préservé jusqu’au bout au Red Star. Un mois après le nul concédé en Moselle (2-2), l’ASSE a cette fois su tenir son résultat à Bauer (0-1), un scénario que Soaib Nair a directement relié à cette précédente frustration.
Le défenseur stéphanois estime que le groupe avait retenu la leçon. Après l’ouverture du score d’Irvin Cardona dès la 13e minute, les Verts ont eu plusieurs occasions de faire le break sans y parvenir, laissant le Red Star dans le match. Davantage poussée à défendre après la pause, l’ASSE a toutefois mieux résisté collectivement. Pour Nair, cette solidarité s’explique aussi par la volonté de ne pas revivre le scénario de Metz.
Soaib Nair salue la solidarité d’une défense stéphanoise qui n’a pas cédé
Moins maîtresse du ballon après la pause, l’ASSE a dû s’appuyer sur d’autres qualités pour conserver son avantage face au Red Star. Davantage sollicités en seconde période, les défenseurs stéphanois ont répondu présent, empêchant les Audoniens de transformer leur domination territoriale en véritables occasions de but. Une prestation collective particulièrement appréciée par Soaib Nair, satisfait de voir ses partenaires rester solidaires et organisés malgré les difficultés rencontrées dans le jeu.
Cette solidité défensive s’est pourtant construite dans un contexte particulier. Dès la 28e minute, Julien Le Cardinal a été contraint de quitter la pelouse, obligeant Ian Cathro à revoir son organisation avec l’entrée de João Ferreira, tandis que Maxime Bernauer récupérait le brassard de capitaine. Des ajustements qui n’ont pas empêché les Stéphanois de conserver leur équilibre, même lorsque le Red Star a commencé à exercer une pression plus importante après la pause. Ferreira s’est notamment distingué par un retour précieux à la 64e minute, avant que Bernauer n’intervienne à son tour pour empêcher Durand de profiter d’un appel dans la profondeur.
Au-delà de ces interventions individuelles, Soaib Nair a surtout retenu la capacité de ses partenaires à défendre ensemble sans laisser l’adversaire s’installer durablement dans le camp stéphanois. Le défenseur estime que les Verts ont su répondre aux temps forts audoniens en éloignant le danger lorsque cela devenait nécessaire, avant de chercher à récupérer rapidement le ballon. « On n’a pas concédé de grosses occasions, on a très bien défendu », s’est-il félicité après la rencontre, soulignant également la capacité de son équipe à « mettre le ballon plus haut quand il fallait et represser derrière ». Une manière de défendre qui a permis aux Stéphanois de préserver leur avantage sans subir une succession d’occasions franches.
Pour Nair, cette solidarité trouve également son origine dans les enseignements tirés du déplacement à Metz. Alors qu’ils menaient de deux buts, les Stéphanois avaient finalement concédé l’égalisation dans les dernières minutes (2-2), une situation que le défenseur reconnaît avoir découverte avec ses partenaires. « À ce moment-là, ça ne nous était jamais arrivé », a-t-il rappelé, avant d’expliquer que le groupe avait rapidement compris la nécessité de ne pas reproduire ce scénario. Considérant que « l’erreur, c’est une fois », les joueurs se sont attachés à corriger leurs difficultés dans la gestion des fins de rencontre, un travail dont Nair a retrouvé les effets à Bauer.
Le défenseur n’a d’ailleurs pas caché sa satisfaction devant l’engagement de ses coéquipiers, estimant que « tout le monde s’est mis le cul par terre » pour conserver ce résultat. Une implication collective qui s’est traduite par une solidarité défensive constante, même lorsque les Stéphanois éprouvaient davantage de difficultés à conserver le ballon. « Ça s’est vu, tout le monde a défendu ensemble », a-t-il insisté, convaincu que cet état d’esprit facilite le travail de chacun. Contrairement au scénario vécu à Metz, les Verts ont cette fois traversé leurs temps faibles sans céder, préservant leur cage inviolée jusqu’au coup de sifflet final.
Une victoire dans la douleur qui compte au classement
Cette résistance collective explique également la joie exprimée par les Stéphanois au terme de la rencontre. Face à un concurrent direct dans la course aux premières places, l’ASSE savait qu’elle pouvait perdre son fauteuil de leader en cas de défaite. Un enjeu qui donnait une importance particulière à ce déplacement, d’autant que les hommes de Ian Cathro ont dû fournir d’importants efforts défensifs pour conserver leur avantage.
Interrogé sur les célébrations de ses partenaires, Soaib Nair a tenu à préciser qu’il ne s’agissait ni d’un « manque de respect » ni d’une volonté de « narguer » les Audoniens. Le défenseur assure que cette joie traduisait avant tout le soulagement d’un groupe conscient de la difficulté de la rencontre et de son importance au classement. Sans considérer ce succès comme décisif pour la suite du championnat, il reconnaît que « ce sont vraiment des victoires qui font du bien », notamment parce qu’elles permettent aux Stéphanois de prendre une petite distance avec leur poursuivant.
Si Ian Cathro avait refusé de présenter cette confrontation comme un tournant de la saison avant le déplacement à Bauer, ses joueurs avaient pleinement conscience de son enjeu comptable. Nair a ainsi rappelé qu’en cas de défaite, les Verts perdaient leur première place au profit du Red Star. Une perspective que le vestiaire voulait absolument éviter, comme en témoigne la détermination affichée sur la pelouse et cette volonté, selon ses mots, de « gagner ce match-là ».
Mais au-delà de la position de leader préservée, c’est également la manière dont l’ASSE est parvenue à s’imposer qui nourrit la satisfaction du défenseur. Après avoir laissé filer un avantage conséquent à Metz, les Stéphanois ont cette fois démontré qu’ils pouvaient résister collectivement sans nécessairement maîtriser toute la rencontre. Une victoire acquise dans des circonstances difficiles, auxquelles Nair trouve même une saveur particulière. « Quand on gagne dans la douleur, des fois, c’est plus beau », a-t-il confié, heureux de voir son équipe récompensée pour les efforts consentis.
À Bauer, les Verts n’ont pas toujours réussi à imposer leur football, particulièrement au cours d’une seconde période davantage subie. Ils ont néanmoins su préserver l’essentiel en faisant preuve d’une solidarité qui leur avait manqué dans les derniers instants à Metz. Un progrès collectif que Soaib Nair place au cœur de ce succès, convaincu que cette capacité à défendre ensemble constitue aussi l’une des clés pour conserver leur place au sommet du championnat.
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