L’information a su faire réagir outre-Atlantique pour trouver un écho jusqu’au Forez. Larry Tanenbaum, le milliardaire canadien et propriétaire de l’AS Saint-Étienne, vient de céder les parts restantes de la société conglomérale « Maple Leaf Sports & Entertainment » (MLSE), soit 25 % pour un montant de 4,35 milliards de dollars canadien, soit près de 2,7 milliards d’euros.
Les opérations financières des propriétaires de clubs ne passent jamais inaperçues. En annonçant la vente d’une partie de ses actifs au sein de MLSE, groupe qui possède notamment les Raptors (NBA) et les Maple Leafs (NHL). Larry Tanenbaum a naturellement suscité des interrogations quant aux éventuelles conséquences pour l’ASSE.
Or, ce mouvement financier majeur en Amérique du Nord peut-il vraiment impacter le projet stéphanois ? Décryptage.
Une opération patrimoniale avant tout
Cette cession d’une partie des parts de Larry Tanenbaum dans Maple Leaf Sports & Entertainment (MLSE) a suscité quelques interrogations, notamment auprès des supporters stéphanois.
Le mouvement financier initié par Larry Tanenbaum concerne ses parts qu’il possédait au sein de la société MLSE, gigantesque fleuron canadien, qui gère notamment les franchises les plus prestigieuses de Toronto, à l’instar des Raptors en NBA ou des Maple Leafs en NHL. Ainsi, son influence en Amérique du Nord reste inchangée malgré cette cession s’élevant à 4,35 milliards de dollars. Figure historique, il en demeure encore, malgré cette opération, l’un des principaux investisseurs du sport canadien. Cela démontre le dynamisme de ses activités et sa capacité à manœuvrer des transactions chiffrées en milliards de dollars sur le marché nord-américain. Cela démontre le dynamisme de ses activités et sa capacité à manœuvrer des transactions chiffrées en milliards de dollars sur le marché nord-américain.
Cette cession partielle d’actifs ne traduit en aucun cas une perte de vitesse, mais répond plutôt à une stratégie patrimoniale classique et réfléchie. Autrement dit, il ne s’agit ni d’une vente de Kilmer, ni d’un désengagement vis-à-vis du club stéphanois. À ce niveau de richesse et d’investissement, faire tourner ses actifs, dégager de nouvelles liquidités ou restructurer son empire financier est une pratique courante. Il ne s’agit en aucun cas d’un désengagement du monde du sport, mais plutôt d’une optimisation capitalistique.
Cependant, aucun élément ne permet d’établir un lien direct entre cette opération et les investissements réalisés à Saint-Étienne. Dès lors, la véritable question n’est plus celle de la vente elle-même, mais de ses éventuelles conséquences sur le projet porté par Kilmer Sports Ventures.
Un impact limité sur le projet stéphanois
Concernant un possible impact pour le club, il devrait être faible ou nul, puisqu’il concerne davantage les investissements réalisés par Larry Tanembaum. Il est donc primordial de séparer les entités.
Depuis la reprise du club au printemps 2024, les investisseurs canadiens ont multiplié les signaux d’un engagement durable : capitalisation de la SASP, transformation d’une partie de la dette en fonds propres, renforcement de la structure financière ou encore validation sans restriction du budget par la DNCG.
La feuille de route stéphanoise est indépendante des fluctuations de l’actionnariat de MLSE à Toronto. Cela témoigne donc d’une volonté de bâtir un club plus solide, capable de retrouver progressivement une stabilité sportive et économique.
À ce jour, aucun élément ne laisse penser que la vente d’une partie des actifs de Larry Tanenbaum modifierait cette trajectoire. Paradoxalement, dégager de nouvelles liquidités massives au Canada ne signifie pas non plus que cet argent sera réinjecté dans le Forez.
Plus que l’évolution du portefeuille d’investissements de Larry Tanenbaum, ce sont les décisions prises à Saint-Étienne qui permettront de mesurer, dans les mois à venir, la solidité et l’ambition du projet porté par Kilmer Sports Ventures. Les véritables indicateurs du projet stéphanois demeurent donc les choix effectués par Kilmer Sports Ventures : les investissements efficaces, la politique sportive menée et la capacité du club à poursuivre sa reconstruction.
Si cette opération financière a naturellement suscité des interrogations, rien ne permet aujourd’hui d’y voir une remise en cause du projet stéphanois. Depuis son arrivée, Kilmer Sports Ventures a démontré sa capacité à accompagner la reconstruction du club, aussi bien sur le plan financier que sportif.
Plus que les mouvements patrimoniaux de son propriétaire, c’est la trajectoire du club qui permettra de juger de la solidité du projet. En attendant, pour cette nouvelle saison sous l’ère Cathro, les véritables indicateurs resteront les investissements réalisés à Saint-Étienne, les choix sportifs opérés lors du mercato et la poursuite du développement engagé depuis l’été 2024.
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