ASSE : 25 millions d’euros plus tard, le même point de départ

Julien le Cardinal et Augustin Boakye face à Bastia.
Temps de lecture : 15 min
Mis à jour le 03/06/2026 à 22:03

La saison 2025-2026 de l’AS Saint-Étienne a livré son verdict. Il aura fallu attendre le barrage retour disputé le 29 mai 2026 face à Nice pour connaître le sort des Verts. Battue sur la dernière marche menant à l’élite, l’ASSE évoluera de nouveau en Ligue 2 la saison prochaine.

Après un exercice marqué par de nombreux hauts et bas, le club stéphanois va désormais devoir se tourner vers l’avenir et préparer une nouvelle campagne dans l’antichambre du football français, avec l’objectif de retrouver un rôle de premier plan dans la course à la montée.

Des paris coûteux, peu de certitudes

Le mercato du club fut animé, de fait la saison passée en Ligue 1 a révélé de grands manques dans l’effectif. À savoir le secteur défensif, pour lequel seul le MHSC a fait pire que nos verts. Il faudra donc plusieurs centraux et latéraux afin de stabiliser le gros point faible de l’équipe.

Autre chantier celui du milieu de terrain. Les dirigeants stéphanois sont confrontés non seulement aux difficultés sportives du secteur mais aussi à la mauvaise volonté de certains joueurs (Pierre Ekwah).

Seul le flanc de l’attaque reste relativement stable en dépit des attaques répétées des clubs afin de s’attacher les services de Lucas Stassin et Zuriko Davitashvili.

Le bord stéphanois s’est attaché les services de quatre défenseurs à l’été 2025. Parmi lesquels, Chico Lamba, Ebenezer Annan, João Ferreira et Strahinja Stojkovic. Des défenseurs auxquels viendra s’ajouter Julien Le Cardinal au mercato d’hiver, seule véritable satisfaction parmi les recrues dans la ligne défensive. De fait, Chico Lamba passe une bonne partie de la saison blessé et ne peut confirmer les quelques bonnes choses entrevues.

En ce qui concerne les latéraux, Ferreira et Annan perdent progressivement leurs places dans le onze au profit du replacement de Ben Old sur le côté gauche de la défense et celui de Kevin Pedro à droite. Julien Le Cardinal sera sans doute le seul à apporter satisfaction quant aux attentes des supporters. Leader sur le terrain les espoirs stéphanois s’effondrent à sa sortie lors du match retour contre l’OGC Nice.

Le cas Pierre-Ekwah est aussi symptomatique de la saison stéphanoise. Un joueur dont l’option d’achat va être levée mais qui va forcer son départ en raison de son refus de jouer en deuxième division. Un bras de fer se lance entre le joueur et l’institution qui ne cède pas aux exigences du milieu de terrain français. Après plusieurs démêlés et menaces de porter l’affaire en justice, Ekwah est finalement prêté à Watford en deuxième division anglaise sans jouer le moindre match en vert cette saison.

Il aurait dû être associé à un nouveau visage : Mahmoud Jaber. Ce n’était pas la première fois que ce nom résonnait dans le Forez puisque lors de la saison 2024-2025 il avait été évoqué comme un renfort potentiel dans le sillage de ses joueurs en provenance du Maccabi Haïfa (Dylan Batubinsika et Pierre Cornud). Jaber, à l’image de l’équipe, a connu un début de saison idéal avant que son niveau ne décline et qu’il ne disparaisse du à divers blessures.

C’est à Abdoulaye Kanté que revint la tâche de pallier aux problèmes du milieu stéphanois. L’ensemble fut satisfaisant, une qualité de récupération indéniable et une capacité à créer des espaces en contexte de relance font de lui un candidat idéal à la levée de son option d’achat.

Joshua Duffus seul attaquant du mercato d’été est sans doute la satisfaction de ce-dernier. Malgré un temps de jeu irrégulier et son rôle de doublure de Stassin, l’anglais a su tirer son épingle du jeu. Le joueur formé à Brighton apporte un profil différent du buteur belge. Duffus a débloqué les situations lorsque profondeur et vitesse étaient nécessaires. Moins performant sur les côtés et par séquences dans la conduite de balle il aura tout de même contribué à l’effort offensif vert.

Il n’est pas le seul attaquant à rejoindre les verts cette saison puisque Marten-Chris Paalberg signe chez les verts à l’hiver 2025. En revanche à l’instar de Traoré, Stojkovic et Soumahoro, le jeune estonien n’a que peu jouer sous les couleurs vertes. Qu’il s’agisse de la première ou de la réserve, la pépite de Parnü, fut absent des radars en raison d’une blessure.

En outre, le board stéphanois aura dépensé un total avoisinant les 25,5 millions d’euros pour le seul été 2025. Somme à laquelle il faut ajouter les dépenses du mercato de fin d’année. Avec cela, les stéphanois doivent assumer leur statut de favori pour le titre et la montée en ligue 1. Horneland et ses hommes doivent alors passer de la théorie à la pratique afin de remplir au mieux l’objectif de la saison : retrouver la première division.

Capables de tout, coupables de beaucoup

La saison s’annonce radieuse avec 17 points pris sur 21 possibles dont une victoire 4-0 sur Rodez et un succès 3-2 face à Reims. Ce sont les matchs qui suivent qui viennent ternir ce sublime début de parcours. Une défaite à Geoffroy Guichard contre Guingamp (2-3) ainsi que contre Le Mans sur même score et toujours à domicile. Des déroutes auxquelles s’ajoute l’humiliante défaite face à Annecy (4-0).

Pourtant les qualités sont là, en témoignent les victoires sur Pau (6-0) et Troyes (2-3), qui avaient effectué un début de saison remarqué. Mais l’instabilité perdure avec une nouvelle défaite à Saint-Ouen contre le Red Star puis Dunkerque et surtout l’incapacité à gagner des matchs plutôt « simples » à savoir à domicile contre Bastia alors lanterne rouge de ligue 2.

Saint-Etienne oscille alors entre bon et moins bon, Saint-Etienne oscille entre éclat et désillusion.

C’est sans doute l’instabilité chronique de l’équipe dans ses résultats qui résume le mieux la saison des verts. 18 victoires, 6 matchs nuls et 10 défaites, le bilan est bien maigre et irrégulier afin de pouvoir espérer mieux. Surtout à la vue des bilans voisins : Troyes ne connaît que 7 défaites tandis que Le Mans pourtant promus n’en connaît que 4. Sur les six équipes les mieux placées de ligue 2, l’ASSE est l’équipe qui a engrangé le plus de défaites.

Les verts en pâtissent grandement surtout en étudiant précisément les défaites stéphanoises. Les tombeurs de Sainté sont Guingamp (11e), Le Mans (2e), Annecy (7e), Red Star (4e), Dunkerque (10e), Reims (6e), Boulogne (15e), Bastia (17e), Troyes (1er) et Rodez (5e). En résulte une difficulté visible face aux équipes du « ventre mou » de ligue 2 et surtout une incapacité à hausser le niveau de jeu de l’équipe face aux adversaires d’un niveau inférieur.

La performance des verts en championnat débouche sur une 3e place au classement final. Troisième place synonyme de barrages avec dans un premier temps une rencontre soit contre Rodez ou bien le Red Star. Ce sont les Aveyronnais que Sainté devra battre en un match unique à Geoffroy Guichard.

Le 15 mai 2026 les stéphanois affrontent une équipe en forme. Sur les six derniers matchs de championnat, les Ruthénois sont premiers de ligue 2. Seuls avantages pour les verts, la confiance des barrages passés et le temps récupération dont le bénéfice est non négligeable. De fait, dans un match disputé mais faible en occasions, Saint-Etienne s’impose aux penalties après un show signé Brice Maubleu. À la surprise générale les verts affronteront Nice en barrage d’accession à l’élite française.

De fait, Nice ne gagne pas contre Metz pourtant dernier de ligue 1 et Auxerre assure son maintien contre Lille par une belle victoire 2-0. Les joueurs verts ont alors deux matchs pour se faire aimer, pour marquer le club d’une remontée dans l’élite.

Horneland tombe, Montanier redresse

Une saison, deux entraîneurs c’est désormais une constante à l’AS Saint-Etienne. Pour cette saison 2025-2026, les verts s’appuient en premier lieu sur Eirik Horneland. Le danois jouit d’une belle cote de popularité auprès des supporters stéphanois. Le jeu alléchant proposé par le coach en fin de saison 2024-2025 a convaincu le board stéphanois de lui donner sa chance pour cette saison. Le choix est payant au début avec des matchs rythmés et victorieux ! Mais rapidement le bilan se teinter de noir avec des défaites plus nombreuses et une instabilité latente.

Le coach danois propose un jeu offensif mais trop déséquilibré à la vue de son effectif. L’ASSE marque des buts mais en encaisse également énormément. Le Danois ne parvient pas à trouver un équilibre satisfaisant et peu à peu se fait lâcher par son propres groupe. L’ubuesque de la saison stéphanoise pourrait se résumer en une anecdote : Horneland dirige son dernier match à la tête de l’équipe contre Boulogne alors qu’il sait déjà qu’il sera remercié à la fin du match quelque soit le résultat. Pour conclure la période Horneland, les verts s’inclinent contre Boulogne à domicile sur la plus petite des marges et la risible blessure de João Ferreira. Un bilan honorable pour Horneland chez les verts avec 16 victoires pour 18 défaites et 9 matchs nuls. Malheureusement cela est insuffisant pour faire de l’AS Saint-Etienne un candidat au titre de ligue 2.

C’est donc à Philippe Montanier que sont confiées les clefs du camion pour les 16 matchs à venir. Cette fois-ci le bilan est plus que positif, 9 victoires pour 3 nuls et 4 défaites. Les verts atteignent la deuxième place et espèrent même revenir sur Troyes dont l’avance fond à vue d’œil en fin de saison. Pourtant, la magnifique série de 5 victoires de suite et 9 matchs sans défaites s’interrompt brutalement contre Bastia (0-2). C’est ensuite sur Troyes (3-0) et Rodez (2-1) que le groupe de Montanier bute dans le sprint final !

Malgré une victoire finale 5-0 sur Amiens, les verts ne peuvent espérer mieux que la 3e place et les barrages. Ils passeront donc par Rodez dans un premier temps. Puis Nice contre qui le premier match sera plus que calme et très pauvre en occasion. C’est à l’Allianz Riviera que se jouera l’avenir des deux clubs. Malgré des verts solides en première mi-temps, et sans doute un peu méritant, c’est bien Nice qui prend l’avantage avant que les verts ne reviennent au score. Finalement, Nice parviendra à profiter des espaces laissés par une défense orpheline de Julien Le Cardinal afin de marquer trois buts supplémentaires. Saint-Etienne perd 4-1, Saint-Etienne échoue aux portes de la ligue 1, Saint-Etienne jouera en ligue 2 pour la saison 2026-2027.

Des révélations, des confirmations et des déceptions

Mais alors que tirer de cette saison ? Peu de choses sans doutes … mais quelques joueurs ont tout de même pu se faire remarquer.

Chez les gardiens, Larsonneur a fait du Larsonneur. Le titulaire stéphanois est en dent de scie, utile lorsque ce n’est pas nécessaire et fragile lorsque sa défense en a besoin. Larsonneur reste un gardien confirmé du championnat de Français mais ses irrégularités ont parfois pu coûter à l’équipe. Maubleu s’est quant à lui bien mis en évidence lors du barrage contre Rodez. Néanmoins c’est bien la seule chose qu’il est possible de retenir sur le gardien remplaçant dont le contrat n’est, à ce jour, par renouvelé.

En ce qui concerne la défense … le leader attendu était Chico Lamba. Le jeune portugais a montré de belle chose en début de saison avant que son physique ne le fasse complètement disparaître de l’écran. Il devait être accompagné de Mickael Nadé dont les performances sont débattues.

À la fois capable du meilleur comme du pire, le joueur formé au club s’avère parfois maladroit dans ses interventions mais est aussi capable de gestes salvateurs. Les deux hommes sont entourés de João Ferreira qui en dehors de son premier match plein de promesses s’est avéré être plus boxeur que footballeur.

Le second latéral titulaire en début de saison est Ebenezer Annan dont l’apport offensif est indéniable mais la friabilité défensive est un vilain défaut. Progressivement c’est Kevin Pedro qui vint s’imposer comme titulaire indiscutable au sein de la défense verte. Le jeune du centre s’impose comme une valeur sûre et une promesse d’avenir : une lueur d’espoir dans le sombre effectif stéphanois.

Julien Le Cardinal et Maxime Bernauer sont les deux titulaires sous Montanier. Ils auront eu le mérite de porter les espoirs des supporters jusqu’à la sortie du premier contre Nice qui parachève la déstabilisation du secteur défensif. Denis Appiah fut sans doute la surprise de la fin de saison. Sorti du placard par Montanier, l’ancien nantais fut loins d’être le pire stéphanois sur la pelouse contre Nice.

Appiah a réalisé des performances solides défensivement et relativement agréables sur le plan offensif. Enfin, Ben Old, véritable couteau suisse pour les entraîneurs stéphanois ces deux derniers années. Utilisé au milieu par Dall’Oglio puis sur l’aile gauche par Horneland et en latéral par Montanier, le néo-zélandais s’est peu à peu imposé comme titulaire à ce poste. Après dès débuts poussifs il a finalement réussi à s’adapter à son nouveau poste. Seuls quelques errements défensifs sont désormais à corriger pour le natif d’Auckland.

L’ASSE s’est appuyée sur son centre de formation afin de renforcer son milieu de terrain. El Jamali, Gadegbeku, Eymard ou encore Moueffek ont participé aux rencontres cette saison. El Jamali et Eymard n’ont que peu participé à la fin de saison stéphanoises mais le peu entrevus sous Horneland laisse espérer de belles choses pour ces deux jeunes joueurs. Gadegbeku quant à lui a été un moteur du milieu en début de saison puis en fin de saison. Auteur d’un match intéressant lors du barrage aller, le milieu stéphanois s’est éteint à l’image de son équipe pour la seconde manche. Âge de 19 ans nous espérons le voir plus souvent l’an prochain afin de s’affirmer en ligue 2.

À contrario, Aimen Moueffek apportait quant à lui une certaine expérience au sein de l’effectif stéphanois. Le milieu de terrain disputait déjà sa sixième saison sous le maillot vert. Un exercice compliqué pour lui, souvent cantonné à un rôle de remplaçant. Depuis son arrivée sur le banc de l’ASSE, Philippe Montanier l’a régulièrement utilisé dans une position de numéro 10. Un choix tactique qui tranche avec les postes qu’il a occupés au cours de sa carrière stéphanoise.

Comment parler d’expérience sans parler de Florian Tardieu, dont le contrat prend fin en cette fin de saison. Le joueur de 34 ans a beaucoup joué cette saison et ce malgré sa blessure en fin de celle-ci. Toujours propre dans son jeu long, le leader du vestiaire stéphanois fut sans doute un peu dépassé physiquement. Il est néanmoins resté un rouage essentiel du milieu de terrain en palliant à l’absence de numéro six dans l’effectif durant toute la première partie de saison.

C’est à Abdoulaye Kanté qu’incombait la tâche de réguler le milieu de terrain. Débarqué en hiver, le milieu ivoirien a séduit son monde. Capable de récupérer des ballons comme de contribuer à la relance, le joueur prêté par Middlesbrough a montré toute son intelligence. À savoir désormais si le board stéphanois compte lever son option d’achat et s’il est capable d’améliorer ses performances par un bagage technique à travailler.

Enfin, Igor Miladinovic espérait profiter de la ligue 2 pour s’imposer au milieu … et ce fut laborieux. Très à l’aise techniquement, le petit serbe est malheureusement sans doute trop faible physiquement. Son volume de jeu se réduit à des petits espaces et ses caractéristiques physiques lui confèrent un retard considérable dans les duels. Miladinovic ne s’impose jamais comme un indiscutable à la pointe offensive du milieu.

De fait il ne profite pas d’un grand apport statistique à l’instar d’Augustine Boakye qui grignote progressivement la place de numéro 10 de l’équipe. En effet, le Ghanéens et ses 5 buts et 9 passes décisives s’impose comme titulaire régulier du onze de départ. Malgré une faiblesse physique, l’attaquant jouit d’une bonne technique en dépit de son caractère brouillon. Capable de combiner dans les petits espaces comme de frapper de loin, le ghanéen convoqué pour la Coupe du Monde a été un joueur primordial cette saison.

Il avait débuté la saison en concurrence avec Irvin Cardona qui a livré un saison satisfaisant d’un point de vue statistique (7 buts 6 passes). En revanche, l’international maltais a un peu déçu cette saison par ses occasions manquées et sa capacité à s’emmêler les pinceaux. Espérons qu’il sera en capacité de se remettre la tête à l’endroit pour la saison 2026-2027.

Véritable dynamiteur du couloir gauche, Zuriko Davitashvili a porté une grande partie des ambitions offensives stéphanoises cette saison. Avec 14 buts et 5 passes décisives en 29 rencontres, l’international géorgien a signé l’un des bilans statistiques les plus remarqués du championnat. Une régularité qui lui a permis d’être récompensé par le trophée de meilleur joueur de Ligue 2 en fin de saison. Buteur sur penalty lors du barrage retour face à Nice, Davitashvili a toutefois connu des fortunes diverses lors de certaines rencontres à fort enjeu. Si son apport offensif sur l’ensemble de l’exercice est indiscutable, son influence a parfois été plus contrastée lors de plusieurs rendez-vous majeurs de la saison stéphanoise.

En pointe, Lucas Stassin a confirmé les attentes placées en lui au cours de sa première saison sous le maillot stéphanois. Ses performances lui ont notamment permis de découvrir la sélection belge lors de la trêve internationale de mars 2026. Auteur de 11 buts et 8 passes décisives, l’attaquant a occupé un rôle majeur dans l’animation offensive des Verts. Son exercice n’a toutefois pas été linéaire. Après un début de saison encourageant, le Belge a connu plusieurs périodes moins prolifiques avant de retrouver le chemin des filets à partir de la 21e journée. Malgré ces passages plus discrets, son bilan statistique demeure solide et témoigne de son importance dans l’effectif stéphanois.

À l’approche du mercato estival, l’avenir de Lucas Stassin s’annonce comme l’un des principaux dossiers du club. Comme Zuriko Davitashvili, l’international belge dispose d’une cote importante sur le marché des transferts malgré la présence de l’ASSE en Ligue 2. Déjà observé par plusieurs formations européennes ces derniers mois, il pourrait faire l’objet de nouvelles sollicitations durant l’été. Les dirigeants stéphanois devront donc trancher entre ambition sportive et opportunité financière. Une interrogation demeure néanmoins : l’éventuel successeur de Lucas Stassin se trouve-t-il déjà au sein de l’effectif professionnel ?

Pour sa première saison sous les couleurs stéphanoises, Joshua Duffus a connu un exercice d’adaptation. Auteur de sept buts et trois passes décisives, l’attaquant formé à Brighton a dû composer avec une concurrence importante dans le secteur offensif, ce qui a limité son temps de jeu par moments. Lorsqu’il a été sollicité, l’international jamaïcain a néanmoins montré des qualités intéressantes, notamment sur le plan athlétique et dans sa capacité à peser sur les défenses adverses. Ses premières apparitions sous le maillot vert laissent entrevoir un potentiel qui demandera à être confirmé au fil des saisons. À seulement quelques mois de son arrivée, Duffus dispose encore d’une importante marge de progression et pourrait constituer l’une des options offensives à suivre pour l’avenir de l’ASSE.

Que retenir de cette saison ? Sans doute un mélange d’espoirs, de frustrations et d’interrogations. Capables de séquences convaincantes comme de passages beaucoup plus compliqués, les Verts n’ont jamais réussi à trouver la régularité nécessaire pour atteindre leurs objectifs. Les difficultés défensives, mais aussi certaines limites collectives, auront marqué un exercice une nouvelle fois riche en rebondissements.

Moins d’une semaine après la défaite face à Nice, de nombreuses questions demeurent concernant l’avenir du club, son effectif et ses ambitions pour la saison à venir. Une certitude subsiste toutefois : malgré les déceptions sportives, le soutien populaire n’a jamais faibli. À domicile comme à l’extérieur, les supporters stéphanois ont une nouvelle fois répondu présent, confirmant l’attachement indéfectible qui les unit à leur club.


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Arno Debrouwere

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