Le 20 décembre 2024 à Saint-Etienne, Eirik Horneland, entraineur jusqu’ici inconnu en France, débarque dans le Forez. Il n’aura tenu qu’une année et un mois sur le banc de verts puisque le norvégien est remercié le 31 janvier 2026 après avoir accepté de diriger une dernière fois l’équipe contre Boulogne dans une défaite zéro à un.
Horneland : de Brann à Saint-Étienne, le profil idéal sur le papier
Eirik Horneland incarnait à lieu seul le projet de la nouvelle direction du club, installé par Kilmer et symbole du projet data, le coach norvégien sortait alors d’une bonne expérience au SK Brann. Après des expériences à Haugesund, où il avait fait une partie de sa carrière de joueur et qui fut aussi un des nombreux clubs d’Alexander Soderlund, puis à Rosenborg, Horneland rejoint Brann en deuxième division nationale. Après une saison a blanc pour Brann et Horneland, le club remonte dès la saison suivante avec le titre de champion ainsi que les meilleures attaque (95 buts marqués) et défense (16 buts encaissés) du championnat. Dès la saison suivent Horneland place Brann à la deuxième place de première division et mène le club de Bergen à une victoire en coup de Norvège. Vient ensuite son ultime saison en Norvège où il termine une nouvelle fois à une place de la tête avant de quitter son poste.
Cette réussite générale dans les championnats nationaux place Horneland comme un candidat idéal à la succession d’Olivier Dall’Oglio. Souvenez-vous, pour son premier match l’entraineur qui découvrait la France avait offert un beau spectacle à Geoffroy Guichard avec un doublé d’Augustine Boakye et un festival de Stassin concluant cette rencontre sur une victoire 3-1. Néanmoins la fête ne fut que de courte durée, ne serait-ce que quelques jours plus tard avec la défaite 1-5 en coupe de France face à l’OM. Une instabilité des résultats particulièrement présente durant l’ère Horneland.
Eirik Horneland: chronique d’un projet qui n’a jamais décollé
Horneland arrive dans le Forez dans un contexte plus que difficile, les verts sont 16e et bloqués à 13 points à égalité avec Angers et un point devant Le Havre. Après Reims, Saint-Etienne quitte la zone rouge en passant devant Nantes et s’approchant des 17 points de Rennes (13e). Les verts quitteront une dernière fois la zone de relégation à la 19e journée mais la retrouveront des la journée suivante et ne remonteront plus au-dessus de la place de barragiste. Saint-Etienne termine 17e de ligue 1 pour son retour dans l’élite, avec 30 points et 39 buts marqués pour 76 encaissés le retour du club à sa place ne fut pas glorieux.
Pour cette première saison Eirik Horneland aura participé à 25 matchs et engrangé 28 points sur 57 possibles soit 7 victoires, 7 nuls et 11 défaites pour sa première demi-saison. Ses 28% de victoires s’accompagnent de 35 buts marqués pour 49 encaissés, si la défense s’avère plus stable que sous son prédécesseur l’ensemble reste bien fragile. Cependant, le board stéphanois garde une pleine confiance en son coach qui va pouvoir enchainer une nouvelle saison avec pour objectif la remonté en ligue 1.
Pour cette seconde saison, Horneland doit se heurter à un mercato agité : entre les velléités de départ de Stassin et la difficulté du cas Ekwah, le coach norvégien a pu se contenter d’enregistrer les arrivées de Lamba, Ferreira, Annan, Jaber, Bernauer, Traoré, Stojkovic et Duffus. Pour son premier match de la saison, Eirik Horneland doit se remémorer les errances défensives de son équipe que doit se contenter d’un match nul (3-3) à Laval. Mais les supporters peuvent être rassurés, « Sainté doit rouler sur la ligue 2 » selon certains, et sur les sept premiers matchs les verts en remportent cinq. Une bonne période caractérisée par des victoires 4-0 contre Rodez ou encore 3-2 contre Reims mais aussi une victoire au forceps contre Amiens (1-0). Mais peu à peu la réalité rattrape les stéphanois, de fait sur les sept matchs suivants ce sont quatre défaites et trois victoires qui gâchent un peu le début de saison. Les difficultés défensives se font une nouvelle fois sentir, une défaite 4-0 à Annecy mais aussi 3-2 contre Le Mans et la poussive victoire contre Troyes (3-2). Sainté s’appuie en réalité sur une attaque prolifique avec 31 buts inscrits en 14 matchs. Mais comme le disait Sir Alex Ferguson, « une attaque fait gagner des matchs mais une défense fait gagner des titres », et sainté n’est pas une exception. Face aux pannes progressives du secteur offensif les résultats s’effondrent : les sept matchs suivants illustrent cela. Trois défaites, deux nuls et deux victoires pour seulement 5 buts marqués et 5 encaissés : Saint-Etienne prend des buts et n’en marque plus.
Mauvaise phase fatale pour Horneland ! L’entraineur des verts aura dirigé 21 matchs en 2025-2026 pour 34 points sur 63 possibles. Avec environ 47% de victoire cette saison le natif d’Haugesund est remercié après 10 victoires 4 matchs nuls et 7 défaites. Son approche très offensive se ressent au travers des 36 buts inscrits et 27 encaissés cette saison, un déséquilibre général qui aura couté son poste au premier coach norvégien de l’AS Saint-Etienne.
Au lendemain de la défaite contre Boulogne, l’AS Saint-Etienne communique sur la séparation sur un accord commun. Horneland y témoigne sa reconnaissance avec le club et ses supporters et affirme son attachement pour le club et la ville. Il ne reste plus qu’à dire merci à un coach pas vraiment aidé et souhaiter la bienvenue à son successeur, Philippe Montanier.
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