Eirik Horneland : « Ce n’est pas une question d’agressivité, mais d’engagement. »

Temps de lecture : 3 min

Eirik Horneland a dréssé le bilan de ses 17 premières rencontres en zone mixte. Photo : ASSEofficiel

À la trêve hivernale, l’AS Saint-Étienne affiche 30 points après 17 journées de Ligue 2, un bilan qui installe les Verts à la 2e place mais résume aussi une saison en dents de scie. Capables de faire feu devant (38 buts), les Stéphanois ont trop souvent pris l’eau derrière (25 encaissés), laissant filer des matchs sur leurs temps faibles. Après le nul frustrant face à Bastia, Eirik Horneland a dressé le bilan de cette première partie de saison au micro de beIN Sports le constat d’un collectif encore en quête du bon curseur.

« Il faut arrêter d’encaisser autant de buts ! »

« Saint-Étienne est une équipe capable de marquer beaucoup de buts, mais aussi une équipe qui souffre beaucoup. » Le constat d’Eirik Horneland résume le paradoxe stéphanois à la trêve. Un déséquilibre assumé par le technicien norvégien, qui pointe d’abord la nature des buts encaissés : « Quand on analyse les buts que l’on encaisse, ce sont souvent des buts qui cassent notre rythme. »

Cette fragilité sur les temps faibles nourrit une frustration que l’entraîneur ne cherche pas à masquer. « Ces 17 premiers matchs ont été très frustrants. On a marqué 35 buts, mais on en a encaissé trop. C’est pour cela que nos matchs sont souvent très équilibrés », reconnaît-il, avant d’aller plus loin dans l’autocritique : « On est en droit d’attendre plus de nous, on sous-performe. On doit faire bien mieux, d’abord dans le contenu, car si l’on était plus performant sur la forme, on obtiendrait de meilleurs résultats. »

Si l’ASSE dispose d’une vraie force offensive, elle se pénalise trop souvent derrière. « On marque assez de buts, mais on en prend beaucoup trop. C’est ça qui nous fait mal dans les têtes, car on court trop souvent derrière le score », explique Horneland, lucide après le nul face à Bastia. « Ce soir, j’ai vu la même chose que tout le monde, je ne suis pas là pour tenter de positiver. »

Pour l’entraîneur stéphanois, le problème dépasse les résultats bruts et touche à l’équilibre collectif. « On marque beaucoup, mais il faut trouver le bon rythme et le bon équilibre sur la durée », insiste-t-il, évoquant une équipe encore trop irrégulière. « Tout au long de la saison, on essaie de gagner des matchs, mais on doit aussi faire face à des revers. C’est pour cela que je dis que nous sommes testés. »

La solution passera, selon lui, par le travail et l’implication quotidienne. « Pour reprendre de la confiance, tout va passer par le travail de tous les jours et un engagement total de l’ensemble du groupe », martèle Horneland, avant de cibler plus précisément les manques défensifs : « Pour être une top équipe, on doit avoir une force offensive, mais aussi défensive, trouver la balance. Trop de joueurs ont un esprit d’attaquant plus que de défenseur. On manque d’engagement sur ces tâches défensives. Ce n’est pas une question d’agressivité, mais d’engagement, notamment en un contre un, où l’on manque trop souvent de concentration et d’application. »

Le cap reste néanmoins clairement fixé, indépendamment des hommes en place : « Peu importe que ce soit avec moi ou quelqu’un d’autre, l’objectif est le même : continuer à marquer, mais surtout arrêter d’encaisser autant de buts. » Trouver enfin le bon curseur, pour transformer un potentiel offensif réel en résultats plus constants lors de la seconde partie de saison.


En savoir plus sur

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Avatar de Inconnu
Walack Pier Paolo ⎜Content Manager

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!