Le coach norvégien Eirik Horneland observe attentivement ses joueurs lors de la séance d’entraînement à L’Étrat.
Pour la première fois depuis son arrivée, le technicien norvégien a accepté d’évoquer en conférence de presse, avant la rencontre face à Troyes, la relation qu’il entretient avec ses joueurs. Il a partagé les principes qui guident son approche managériale au quotidien. Une plongée dans les coulisses de son coaching, où l’humain occupe une place aussi importante que le tactique.
Le défi humain d’Horneland
Depuis son arrivée en décembre 2024 pour succéder à Olivier Dall’Oglio, Eirik Horneland a signé un contrat jusqu’en 2027 avec pour mission claire : inscrire une identité de jeu à l’AS Saint-Étienne. Le tacticien norvégien a rapidement imposé sa vision tactique, basée sur un jeu énergique et un pressing haut dès la relance adverse. Une philosophie qui a montré ses limites en Ligue 1, mais qui semble mieux adaptée au rythme de la Ligue 2, même si les Verts peinent encore à trouver la régularité et à entrer rapidement dans leurs matchs.
Sur le plan humain, le défi est tout aussi complexe. Horneland doit non seulement s’appuyer sur son noyau dur, mais aussi intégrer les nouveaux visages ainsi que les jeunes à sa disposition et découvrir leurs personnalités pour forger un collectif soudé et performant. Si sa tactique est désormais connue et répétée, sa gestion des hommes reste un mystère, le coach s’étant peu exprimé sur le sujet jusqu’à présent.
Alors que l’ASSE traverse une période délicate en Ligue 2, Horneland a choisi de briser le silence. À l’approche du match contre Troyes, il s’est exprimé pour la première fois ouvertement sur sa gestion du groupe, évoquant les défis humains, que ce soit dans les moments de doute ou de réussite. Une prise de parole attendue, alors que l’équipe cherche toujours à hisser son niveau pour répondre aux ambitions du club.
Le dialogue avant tout
Dans ses déclarations, Eirik Horneland met en avant l’importance du dialogue au sein de son groupe. Il confie échanger chaque semaine avec ses joueurs, « individuellement ou collectivement, pas seulement quand ça va mal, mais aussi quand tout va bien ». Une façon pour lui d’entretenir la confiance et de renforcer le lien humain, qu’il considère comme une part essentielle de son métier. Dans les périodes plus tendues comme celle que traverse le groupe, le technicien cherche surtout à apaiser l’atmosphère et à redonner de la liberté à son équipe : « Il faut relâcher la pression, faire en sorte que les joueuses prennent plaisir à jouer, qu’elles amènent de l’énergie. Quand les joueurs sont heureux sur le terrain, les résultats suivent », résume-t-il en conférence de presse.
À deux jours d’un déplacement important à Troyes, Eirik Horneland veut avant tout ramener de la sérénité et du plaisir dans le jeu. Convaincu que la cohésion passe par le dialogue, le coach norvégien poursuit la construction de son projet avec la même idée directrice : retrouver de la régularité et de la concentration sur le plan tactique, tout en plaçant l’humain au cœur de son management pour relancer les Verts.
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