Passé par les deux clubs au cours de sa carrière, Sylvain Marchal connaît particulièrement bien l’environnement messin comme stéphanois. À quelques heures des retrouvailles entre Metz et l’ASSE à Saint-Symphorien, l’ancien défenseur livre à notre rédaction son regard sur le début de saison des deux équipes et revient sur les souvenirs qui ont marqué ses passages chez les Grenats et les Verts.
Quel regard portez-vous sur les débuts de saison respectifs du FC Metz et de l’AS Saint-Étienne ?
« Le début de saison en fanfare, je dirais de Saint-Etienne, qui a trouvé un rythme de croisière, qui a un bel effectif, on a en tout cas de l’extérieur l’impression qu’il y a une belle énergie dans le groupe et avec le public. Concernant les Messas, c’est un peu plus délicat, on a eu un changement de staff. Il faut un peu de temps peut-être pour que ça prenne. En tout cas, j’espère que ça va partir. Mais pour l’instant, c’est assez hésitant. »
Metz comme Saint-Étienne restent sur leur première défaite de la saison. Est-ce que cela peut changer l’approche de cette rencontre pour les deux équipes ?
« Elles viennent de subir leur défaite. Bon, alors c’est sûr que côté Messins, on a l’habitude de faire des sessions de ligue 2, on est souvent en tête. Donc pour l’instant, la défaite nous met dans le ventre mou et nous oblige quasiment à gagner contre Saint-Etienne, qui pour le coup, lui, je dirais, va vouloir gagner. Mais en tout cas, Il y a un peu plus de marge de sécurité. »
L’ASSE est régulièrement présentée comme l’un des grands favoris de ce championnat. Au regard de ce que vous avez vu depuis le début de saison, partagez-vous ce constat ?
« L’ ASSE fait figure de favori à mon sens. De par son histoire, son public. Et en plus de ça, on a le sentiment qu’il y a un effectif qui est vraiment fourni et qui a vraiment de la qualité. »
Ces dernières années, le FC Metz a souvent montré sa capacité à rebondir rapidement après une relégation. Pensez-vous que cette équipe a aujourd’hui les moyens de retrouver immédiatement la Ligue 1 ?
« J’espère en tout cas. Je pense qu’on a un effectif qui est bâti quand même, qui a de la qualité pour pouvoir remonter. Un attaquant (Pape Moussa Fall) qui, à mon avis, s’il fait la saison, va mettre entre 15 et 20 buts. On a un passeur qui est très à droit sur les coups de pierre avec Savani. Après, il faut trouver la bonne alchimie pour avoir un équilibre d’équipe et puis une solidité défensive pour gagner des matchs. Des fois, ça met un peu de temps à se mettre en route. J’espère que ce sera le cas et qu’on puisse en plus enchaîner les victoires. »
Votre histoire avec le FC Metz se poursuit aujourd’hui à travers votre fils Adam, qui a signé son premier contrat professionnel en février 2026. Comment avez-vous vécu cette étape en tant que père, et quel regard portez-vous aujourd’hui sur son évolution ?
« Concernant mon fils, c’est une fierté. Une fierté de voir qu’il perpétue la tradition et en tout cas qu’il s’épanouit dans ce qu’il fait. »
Avec votre propre expérience du haut niveau, quel rôle essayez-vous de jouer dans son accompagnement sans empiéter sur son propre parcours ?
« Je l’encourage à persévérer. Quand on a 18 ans, des fois, on est un peu impatient, on a envie de jouer tout de suite. C’est une bonne chose d’un côté, mais je l’encourage à s’accrocher, à mettre tout en œuvre au quotidien pour pouvoir être le plus performant possible et à un moment donné avoir sa chance. Je suis convaincu qu’il fera une belle carrière parce qu’il a beaucoup de qualité et qu’il sera performant avec Metz et qu’ensuite il pourra en tout cas faire son propre chemin. »
Vous avez porté les couleurs du FC Metz et de l’AS Saint-Étienne. Quand ces deux clubs se retrouvent face à face, est-ce forcément une rencontre particulière pour vous ?
« Pour moi, un Metz Saint-Etienne, c’est forcément particulier parce que j’ai vécu des belles… Metz, c’est mon club formateur, c’est le club dans lequel j’ai terminé ma carrière. J’ai eu une carrière de coach pendant une dizaine d’années sur toutes les catégories, des U17 à la réserve en passant par les pros, donc c’est forcément un club qui est… qui est particulier pour moi. Je joue encore en vétéran avec le club. J’habite à 500 mètres du stade. Je dirais que c’est mon club de cœur. Et puis Saint-Etienne, deux belles saisons magnifiques. J’ai mon troisième fils qui est né là-bas. On a fait, je crois, le septième. On a gagné le centième derby. J’ai eu la chance de jouer avec des joueurs assez exceptionnels comme Matuidi, Payet et d’autres. Donc, une très belle expérience. C’est deux clubs qui me sont chers en tout cas. »
Votre histoire avec Metz est particulièrement riche puisque vous y avez été joueur, dirigeant puis entraîneur de l’équipe réserve. Lorsque vous repensez à toutes ces années, quel souvenir vous revient en premier ?
« Et donc pour finir, mon meilleur souvenir avec le FC Metz, je dirais que c’est la première montée quand j’étais en 2002, je crois. On est monté de Ligue 2 en Ligue 1. On a vraiment une équipe avec beaucoup de jeunes formés au club. Et une vraie bonne ambiance. On est mal parti, puis on a fini en fanfare. Et je garde en souvenir les 3-4 jours de fête qu’il y a eu après la montée. C’était vraiment génial. »
Vous avez également connu l’AS Saint-Étienne au cours de votre carrière. Qu’est-ce qui vous reste aujourd’hui de votre passage chez les Verts ?
« Avec l’ ASSE, c’est le centième derby (0-1). C’était peu de temps après mon arrivée, je crois qu’on est en octobre-novembre. On gagne le centième derby. Dans la foulée, je crois qu’on est premiers du championnat pendant quelques journées. Donc voilà, vraiment le retour à l’Etrat avec tout le public qui nous attendait. Je crois que ça faisait une vingtaine d’années que le club n’avait pas gagné deux derbies. Donc en plus, j’avais fait plutôt un bon match. On avait été un peu secoués, mais j’avais fait un bon match. Et puis Dimitri Payet qui nous marquait un super coup franc. Donc vraiment un beau souvenir. »
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