« Nous ne pouvons pas être une équipe qui donne à son adversaire le sentiment qu’il est encore dans le match » : Ian Cathro est ferme avant le Red Star

Ian Cathro, entraîneur de l’AS Saint-Étienne, pensif au bord du terrain de Bonal, face à Sochaux.
Temps de lecture : 3 min

À Geoffroy-Guichard, l’ASSE affiche cette saison une certaine solidité défensive. À l’extérieur, le bilan est plus contrasté : si les Stéphanois ont déjà inscrit neuf buts, ils en ont également encaissé six, contre seulement deux à domicile. Un déséquilibre qui met en évidence l’un des principaux axes de progression identifiés par Ian Cathro avant le déplacement au Red Star : mieux gérer les temps faibles pour éviter de compromettre les efforts réalisés offensivement.

Les déplacements à Dijon, Dunkerque et Metz ont notamment révélé ces difficultés. Malgré leur capacité à se procurer des occasions et à faire la différence, les Verts n’ont pas toujours réussi à conserver la maîtrise des rencontres. À Metz, ils menaient encore 2-0 à l’entrée du dernier quart d’heure avant de concéder deux buts en moins de dix minutes, laissant échapper la victoire qui semblait pourtant à leur portée.

Face à Rodez, Ian Cathro avait justement choisi de renforcer son organisation défensive en fin de rencontre pour éviter de reproduire ce scénario. À Bauer, face à un concurrent direct dans le haut du classement, l’enjeu sera de trouver le bon équilibre entre ambition offensive et solidité défensive. Interrogé en conférence de presse avant ce déplacement, le technicien écossais est revenu sur les erreurs que son équipe devra éviter pour mieux maîtriser ses rencontres loin de Geoffroy-Guichard.

Ian Cathro : « Une fois que nous avons pris l’avantage, le match doit être terminé »

« Si l’on regarde ce que nous avons appris depuis le début de la saison, il y a plusieurs rencontres dont nous pouvons tirer des enseignements. Contre Sochaux, par exemple, nous sommes rentrés aux vestiaires avec trois buts d’avance à la mi-temps, mais personne n’était réellement satisfait de notre manière de jouer. Nous avons également rencontré des difficultés dans notre pressing face à Dijon et, contre Metz, nous n’étions pas non plus satisfaits de notre utilisation du ballon en première période.

Évidemment, la fin du match à Metz a été problématique. Nous l’avons dit à ce moment-là et je le répète : ce genre de situation ne doit pas se reproduire. Nous ne voulons pas être une équipe qui laisse à son adversaire le sentiment qu’il peut encore revenir dans la rencontre. Notre ambition, c’est qu’une fois que nous avons pris l’avantage, les équipes adverses comprennent qu’elles pourraient presque remonter dans leur bus et repartir, parce que le match est terminé.

Bien sûr, c’est extrêmement difficile à réaliser. Nous respectons nos adversaires et nous savons qu’il y a toujours deux équipes sur le terrain. Le football n’est jamais aussi simple. Mais depuis le début de la saison, nous avons vécu suffisamment de situations différentes pour en tirer des enseignements, mieux comprendre notre propre équipe et mieux connaître les difficultés que nos adversaires peuvent nous poser.

Aujourd’hui, nous devons être capables d’identifier précisément les aspects sur lesquels concentrer notre travail pour nous rapprocher de l’équipe que nous voulons devenir. Notre objectif est d’y parvenir le plus rapidement possible, même si nous savons que cela demande du temps. Je pense que nous devrions nous rapprocher de notre meilleur niveau vers février ou mars. »


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