Avant de se déplacer à Dunkerque samedi soir, l’ASSE avance sa saison avec un bilan parfait : cinq matches, cinq victoires. Une telle entame n’avait plus été réalisée dans le Forez depuis les années 1970. Les Verts signent donc un début de championnat historique, qui ne passe pas inaperçu.
5 victoires plutôt convaincantes
Serein et plaisant, deux adjectifs qui correspondraient bien au début de saison des verts. Une chose est sûre les stéphanois font le spectacle. Lancés sur des bases records, l’équipe s’impose comme la plus prolifique de ligue 2. Avec Sainté c’est spectacle assuré que ce soit offensivement mais aussi parfois défensivement. Si notre attaque est un point fort, elle peut aussi s’appuyer sur une défense plutôt solide. Néanmoins cette même défense qui avait pris 38 buts la saison passée, soit plus d’un but par match, reste l’axe d’amélioration des verts.
En revanche, Cathro l’a notamment souligné mais les verts sont solides, et ce qu’ils soient devant ou menés. De fait, si les verts se sont fait peur face à Dijon cela n’a duré que 9 minutes. Sainté n’a été mené que 9 minutes en 5 rencontres. C’est dire la puissance mentale de l’effectif, les verts doutent peu et ça se ressent. En effet, les verts sont en patron un peu partout et assument leur position. Face à de belles équipes comme Montpellier, les stéphanois pourtant bousculés ne sont pas forcément inquiétés. Une progression notable tant la gestion des temps faibles et temps forts a pu faire défaut lors des saisons précédentes.
En dehors de considérations statistiques c’est le jeu et l’état d’esprit qui est plaisant avec ce début de saison. Les supporters sont charmés par les qualités techniques comme physiques de leurs protégés. C’est sans doute, suppléés par un milieu particulièrement performant sur les premiers matchs qu’attaquant comme défenseurs ont pu se concentrer sur les tâches qui leurs incombent. Les attaquants marquent, les défenseurs ferment tandis que le milieu créé un lien nécessaire entre ces deux lignes.
Des points faibles à corriger
Malgré les louanges et les progressions l’équipe doit encore gommer des imperfections. Dans un premier temps, la rigueur défensive, car si les verts sont solides nous remarquons des sautes de concentrations en fin de périodes. D’abord contre Clermont en toute fin de match (89’) puis à Dijon (39’) et face à Montpellier dans le temps additionnel de la premier mi-temps. C’est en tout cas défensivement que les verts ont le plus progresser car, pour paraphraser, si l’attaque fait gagner des matchs, la défense fait quant à elle gagner des titres. Quelques points de satisfactions résident sur l’association Naïr-Le Cardinal, le premier réalise des débuts remarquable tandis que le second continue sur sa lancée de fin de saison. Larsonneur en revanche malgré quelques arrêts décisifs inquiète encore par son irrégularité et ses capacités dans les aires. Kevin Pedro poursuit son apprentissage, en silence mais en puissance, le jeune défenseur est officiellement sélectionné dans la listes les léopards lors de la prochaine trêve internationale. Finalement, Old et Bernauer apportent chacun satisfaction au poste de latéral gauche. Le premier avec du dynamisme en fin de match, le second pour sa sérénité technique.
Autre point faible, même si cela ne se reflète pas forcément sur les résultats de l’équipe, une tendance à être brouillon dans le dernier geste. A l’image de Cardona ou Ballo, les verts dominent énormément, marquent énormément mais pourraient marquer plus encore. Prenons le match de Grenoble, les verts gagnent 4-0, les verts gagnent de trois buts à la mi-temps mais à la vue des occasions cela aurait pu être encore plus cher pour Grenoble. Saint-Etienne a tendance à engranger les occasions de buts avant de conclure. Si jusqu’ici rien d’alarment sur ce point, attention à ce qu’a l’avenir cela ne soit pas préjudiciable pour nos verts.
Cathro et sa tactique
Renforcé par des recrues actives l’entraîneur écossais fixe une tactique pérenne qui apporte des résultats satisfaisants. À l’image de Naïr en défense l’équipe semble de renforcer défensivement malgré quelques errements qu’il faudra nécessairement corriger. Mais aussi de Ballo qui malgré des imprécisions techniques s’avère décisif ou encore Breum un temps blessé, les verts ont un véritable style. Le 4-2-2-2 du coach écossais fonctionne, plus encore il convainc.
Dans une approche qui ressemble parfois à celle d’Eirik Horneland notamment sur la hauteur du bloc, Cathro a réussi à trouver un équilibre certain. Les verts sont moins débordés par les contre-attaques. Plus généreux dans l’effort, plus intelligents dans le placement et sans doute moins entêté à attaquer, Sainté s’impose par un bloc haut et une capacité d’adaptation nettement supérieure aux années précédentes. Cathro avait directement annoncé la couleur, lors des matchs amicaux Sainté avait imposé un pressing haut à ses adversaires.
À l’image de la rencontre contre les Rangers, durant laquelle le vert avait dominé le bleu mais sans réellement concrétiser ses occasions. La touche Cathro semble prendre dans le Forez mais la question de la durabilité de celle-ci sera au centre des débats sur les semaines à venir.
Sainté marque, Sainté domine, Sainté convainc mais Sainté doit encore confirmer et toujours s’améliorer. La rencontre à venir contre l’USLD donnera un aperçu de la capacité des verts à se surpasser pour aller chercher une sixième victoire de rang.
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